Des tirs entendus aux abords du Palais national, une évacuation précipitée du Conseil des ministres, et des autorités contraintes de quitter les lieux sans sirène : l’incident survenu aujourd’hui jette une ombre inquiétante sur la sécurité même du cœur du pouvoir haïtien.
Comment expliquer qu’en plein centre de la capitale, alors que le gouvernement se félicitait des opérations de « nettoyage » censées repousser les groupes armés, ceux-ci parviennent à semer la panique jusque dans le périmètre le plus protégé du pays ?
Cette attaque, qu’elle soit symbolique ou stratégique, met en lumière une double réalité : la fragilité de l’État et la possible infiltration de l’appareil sécuritaire.
Qui a piégé le CPT ? L’ennemi intérieur au pouvoir ou un manque d’organisation ? À moins que ce ne soit la conséquence d’une communication politique trop déconnectée du terrain.
Le gouvernement doit répondre. Pas seulement par des discours, mais par des actes clairs. Car si le Palais national lui-même n’est plus sûr, que reste-t-il de la République ?
